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Excellence Opérationnelle Industrie 4.0 5 min de lecture

« Renaissance industrielle » : le manifeste citoyen auquel OPEO a contribué

« Un problème bien posé est déjà à moitié résolu. »

C'est sur cette conviction que s'est construit le Manifeste citoyen pour une renaissance industrielle, publié par le collectif « Penser notre renaissance industrielle ». Un texte apartisan, né de la rencontre d'industriels, de syndicalistes, d'économistes, d'universitaires et d'étudiants, auquel participe Michael Valentin, associé d'OPEO. Son ambition tient en une phrase : dessiner le chemin vers une France qui innove, produit et en est fière.

Quarante ans de désindustrialisation choisie

Le constat du manifeste est sans détour. Depuis quatre décennies, la France a consommé plus volontiers qu'elle n'a produit, jusqu'à créer des dépendances si aiguës que l'interruption d'importations essentielles devient un outil de coercition géopolitique. Aujourd'hui, l'industrie pèse environ 10 % de la richesse créée en France, contre 15 % en moyenne chez nos pairs européens.

Pour les auteurs, ce déclin n'est pas qu'un sujet de balance commerciale. Il fracture les territoires, éloigne notre économie des standards de productivité mondiaux et rend illusoire toute transition écologique qui ne s'appuierait pas sur une base productive solide.

« L'industrie n'est jamais une réussite individuelle, mais toujours une aventure collective. »

Une méthode : douze mois de débats, une semaine à Cerisy

Ce qui distingue ce manifeste, c'est sa fabrique. De septembre 2025 à juin 2026, le collectif a organisé une dizaine de conférences pour interroger l'industrie sous toutes ses facettes : peut-on la penser sans les territoires, sans dialogue social, sans les grands groupes, sans l'écologie, sans la puissance publique ? Il est ensuite parti une semaine en résidence à Cerisy-la-Salle, au cœur du bocage normand, pour condenser ces échanges.

L'objectif n'était pas de s'accorder sur tout, mais de distinguer ce qui fait consensus de ce qui doit faire débat. Un parti pris de maturité, à quelques mois des échéances nationales de 2027 et régionales de 2028.

Neuf mesures de bon sens, applicables dès maintenant

La première partie du manifeste rassemble des mesures largement partagées par les élus, les organisations patronales, les syndicats et les experts. Elles sont techniques, chiffrées, et peuvent être mises en œuvre immédiatement.

Sur la commande publique, le collectif propose de passer de 40 % à 60 % de produits fabriqués en France dans les achats publics, ce qui représenterait 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires supplémentaires pour les entreprises nationales. Sur l'implantation de sites industriels, il demande une limite stricte de neuf mois pour l'ensemble des procédures, selon le principe « une autorisation, un responsable ».

Côté financement, il appelle à mobiliser 100 à 200 milliards d'euros de l'épargne des ménages grâce à un « livret industrie » pensé sur dix à quinze ans. Il plaide pour un pilotage placé sous l'autorité du Premier ministre, avec un binôme préfet et région pour l'exécution.

Le manifeste chiffre aussi le coût de l'inaction : 60 000 postes vacants coûtent chaque année entre 4 et 5 milliards d'euros de valeur ajoutée. À cela s'ajoute le « papy-boom », qui menace la transmission de 500 000 entreprises dirigées d'ici 2035. Il propose enfin de sanctuariser 20 000 à 25 000 hectares de foncier pour l'industrie, de plafonner le prix de l'électricité décarbonée à 70 €/MWh et d'atteindre enfin 3 % du PIB consacrés à la R&D.

Cinq bifurcations pour aller plus loin

Le collectif le dit lui-même : ce socle technique reste un traitement palliatif s'il n'est pas soutenu par des choix politiques de fond. La seconde partie du manifeste pose donc cinq débats que la société française devra trancher collectivement.

Le premier est celui d'un pacte social et fiscal, qui doit réconcilier compétitivité des entreprises et pouvoir d'achat des salariés. Le deuxième appelle à inverser la logique administrative, en passant d'une culture du contrôle a priori à une logique de confiance. Le troisième fait du territoire le moteur de la réindustrialisation, qui ne se décrète plus depuis Paris. Le quatrième associe planification écologique et planification productive, car renaissance industrielle et transition environnementale ont un destin lié. Le dernier invite à rééquilibrer la gouvernance en valorisant l'agilité et l'ancrage territorial des PME et ETI, qualifiées de « véritables poumons de la résilience française ».

« Nous ne cherchons pas des responsables, mais des solutions. »

Pourquoi ce texte nous parle chez OPEO

Chaque jour, nous accompagnons des industriels dans leurs usines, au plus près des équipes et des réalités de terrain. Nous savons que la performance d'une entreprise ne se joue pas seulement dans ses ateliers : elle dépend aussi d'un environnement qui lui permet d'investir, de recruter, de transmettre et d'innover. C'est pourquoi Michael Valentin a choisi de contribuer à cette réflexion collective, en apportant le regard d'un consultant spécialiste de la performance opérationnelle des entreprises industrielles. [Possibilité d'ajouter ici une citation de Michael sur sa participation.]

Une renaissance industrielle ne se décrète pas dans un document. Elle se construit dans la durée, par des décisions publiques à la hauteur et par des industriels qui transforment leurs organisations au quotidien.

Lire le manifeste

Le Manifeste citoyen pour une renaissance industrielle est disponible en téléchargement. Lisez-le, partagez-le, et prenez part au débat : télécharger le Manifeste.

Trois points à valider avant publication. Le manifeste est publié par le collectif et non par OPEO : j'ai donc présenté OPEO comme contributeur via Michael Valentin, et non comme auteur, à ajuster si vous souhaitez un autre positionnement. Tous les chiffres et citations viennent directement du PDF. Enfin, j'ai remplacé les listes à puces de l'article modèle par de la prose, mais je peux les rétablir pour coller strictement à la mise en forme de votre site.